Magicien du ciel est un programme de regards croisés et de rencontres entre la Ville A des Arts à Paris et l’ACC (Art & Cinema Communication) Project mettant en relation trois artistes français et trois artistes coréens dont le travail interpelle chacun à leur façon l’utilisation des appareils techniques de photographie et de vidéo et leur programmation à faire des images : Où l’on voit le conditionnement que cela produit sur notre perception d’un rêve commun de société.

Après une première phase de réalisation en France, à la Ville A des Arts du 15 mai au 4 juin, la deuxième partie de cet échange a lieu en Coree du Sud du 13 septembre au 14 octobre 2016 à l’Espace Rhizome à Changwon, à Séoul à la Gallery Baum, à la Gallery Pont des Arts et au Musée Shuim puis à la Biennale de Busan. Une expositionspéciale aura également lieu lors d’une l’exposition “spéciale » à la Biennale de Gwangju (du 24 août 2016 au 6 novembre 2016) et à la Gwangju Art fair (du 24 août 2016 au 29 août 2016).

Ces échanges croisés se feront à la rencontre et pour un échange France-Corée de 3 artistes supplémentaires et une exposition collective à la Biennale de Busan.

Daphné Le Sergent, artiste française d’origine coréenne, adoptée très jeune en France, travaille en vidéo sur la frontière et le « passage » ou comment recréer un « passage » à sa propre histoire.

Oh Jae Woo présente une vidéo des cours de gymnastique imposés aux jeunes coréens à l’école pendant l’occupation Japonaise. Les grands parents ont pratiqués intensément les mouvements. Leurs petits enfants, jeunes ados d’aujourd’hui, dansent sur les images, comme s’ils avaient, depuis toujours, intériorisé ces mouvements.

Do-Yeon Gwon « dictionnary of notions » reprend l’idée de la « preuve de l’existence » de l’invisible à travers la photo. Tout ce pourquoi l’appareil photo a été créé est bravement remis en question.

Martial Verdier travaille à partir des techniques très anciennes de la photographie dont les temps de pose de 20mm rendent invisibles tous les mouvements rapides. Une juxtaposition totalement décalée de la pure tradition photographique à l’imposture de la vérité photographique.

Jae-Kyoo Chong artiste coréen coupe comme des fils les photographies puis les tisse. Ses œuvres sont, à la manière de ce que produit le tissage, un geste répétitif : celui de l’esprit de la méditation. Tisser la photographie c’est laisser passer les images que notre esprit veut conserver.

Xavier Lucchesi artiste français travaille à partir de rayons-x. Ces images de scanners médicaux sont chacune constituée de milliers d’autres, comme incorporées, toutes imperceptibles et pourtant fantomatiques. Ou comment avoir encore peur de nos images.

Shin Sung Hy est un artiste qui renoue au sens propre les toiles qu’il a lui même déchirées comme il se définit lui même. « Au-delà L’acte de déchirer est une mise en question de l’art contemporain; celui de plier et nouer est ma réponse. Pour l’espace, j’abandonne la surface plane en croyant que l’on doit s’abandonner pour renaître. Peindre consiste donc d’abord à me rappeler ce à quoi je dois renoncer ».

Unzi Kim, travaille en numérique sur l’illusion de l’image avec des variations à contre temps d’apparitions et transformations de visages ou de formes. C’est toute l’ambiguïté de la recherche de la réalité à travers la raison.

Samuel Bianchini, « interroge les rapports entre nos dispositifs technologiques les plus prospectifs, nos modes de représentation, nos nouvelles formes d’expériences esthétiques et nos organisations sociopolitiques Ses réalisations mettent en œuvre des opérations physiques autant que symboliques, en contexte, en public et en temps réel, nous incitant à contempler, à réfléchir autant qu’à agir. »

Date

Du 13 septembre au 14 octobre 2016

Lieu

Séoul Baum Art Gallery, Galerie Pont des Arts, Musée Shim
Changwon Espace Rhizome