Biennale de Busan 2016 Hybridizing Earth, Discussing Multitude

La Biennale est une sphère publique où les artistes et les savants de diverse religion et nationalité se réunissent pour discuter des problèmes du passé, présent et futur de l’humanité – une étape unique qui ne peut être offerte que par le genre de l’art.

La Biennale de Busan 2016 prévoit d’inviter environ 160 artistes et chercheurs de 30-35 pays à travers les expositions et le programme académique. Ce sera un lieu où l’art, ainsi que l’architecture, le design, les performances et les séminaires se réunissent, une scène où différents points de vue et langues hétérogènes se heurtent et coexistent. Cette année en particulier, l’ajout du site de l’usine Kiswire Suyeong (environ 9,900m2) au Musée d’Art de Busan (environ 6.600 m2) va créer la plus grande exposition de l’histoire de la Biennale de Busan.

La Biennale de Busan accueillera deux projets d’exposition. Ces deux étapes porteront sur la relation de continuité-discontinuité entre le système avant les années 90 et le système Biennale mondiale stimulé depuis les années 90. Le projet 1 présentera l’avant-garde locale, portant un accent special sur la Corée, la Chine et le Japon. Environ 80 artistes du monde entier participeront à Project exposition 2. Quand au projet 3, il a pour but d’inviter les professionnels locaux et internationaux sur des sujets d’avant-garde et de fournir des occasions d’explorer le thème en profondeur.

Projet

○ Titre: Une autre avant-garde de la Chine-Japon-Corée

○ Curators: Kim Chan Dong(Korea), Guo Xiaoyan(China),

J-team (Sawaragi Noi, Akira Tatehata, Yuzo Ueda, Japan)

○ Date : 2016. 9. 3∼11. 30

○ Lieu : Busan Museum of Art

○ Participants: Près de 400 œuvres de 80 artistes de la Chine, le Japon et la Corée

○ Contenu : art d’avant-garde entre les années 60 et 80 en Chine, au Japon et en Corée

Projet

○ Titre: Hybridizing Earth, Discussing Multitude

○ Directeur : Yun Cheagab

○ Date : 2016. 9. 3∼11. 30

○ Lieu : KISWIRE Sooyoung Factory

○ Participants: Pres de 400 oeuvres de 80 artist de 40 pays.

○ Contenu: Exposition de la «Biennale du système mondial»

Artistes français

ORLAN, Xavier Lucchesi, Nicolas Schöffer (représenté par Eléonore de Lavandeyra Schöffer, veuve de l’artiste)

ORLAN 

Artiste plasticienne, née à Saint-Etienne en 1947, ORLAN est connue internationalement pour ses performances de chirurgie esthétiques et d’art corporel, utilisant son corps comme instrument privilégié de son travail.  Elle interroge dès les années 60 le statut du corps et les pressions politiques, religieuses et sociales qui s’y inscrivent. Son travail dénonce la violence faite aux corps, en particulier aux corps des femmes, et s’engage ainsi dans un combat féministe. Repoussant toujours plus loin les limites de l’art et les canons de la beauté, défiant les lois sociales et celles de la nature, ORLAN est considérée comme l’une des artistes actuelles les plus provocantes.

Œuvre présentée : Série de Pekin Opéra précédemment présentée au Sungkok Museum, Séoul.

Xavier Lucchesi

Artiste photographe, Xavier Lucchesi utilise les rayons X ou autre scanner médical pour façonner ses œuvres. C’est un photographe travaillant sans appareil photo. Il produit ses images à partir de clichés réalisés aux rayons X ou avec des scanners les plus récents. Il revisite des pans entiers de l’histoire de l’art et invente des images nouvelles. Lorsque Xavier Lucchesi travaille à partir d’images existantes, de toiles de maître, comme celles de Picasso par exemple, il nous révèle, non pas l’envers des choses, mais le drame même de la vision. L’œil ne peut pas traverser la matière sauf à inventer ce qu’il pourrait y voir.

Nicolas Schöffer (1912-1992)

Français, d’origine hongroise, né en 1912 à Kalocsa, Nicolas Schöffer fut avant tout un créateur d’idées. D’abord peintre, puis sculpteur, urbaniste, architecte, théoricien de l’art, Nicolas Schöffer a été un des artistes les plus importants de la seconde moitié du XXème siècle. Il est l’un des principaux acteurs de l’art cinétique, mais surtout de l’art cybernétique, appelé aujourd’hui art interactif, en réalisant les premières œuvres temps réel de l’histoire de l’art. Ces idées prirent les formes les plus diverses, de la sculpture à l’architecture et à l’urbanisme, en passant par le spectacle, l’écrit ou le graphisme, en faisant  toujours appel aux techniques les plus actuelles.

Membre de l’Institut de France, Académie des Beaux-Arts, depuis 1962.

L’œuvre « CYSP 1« , première sculpture Cybernétique Autonome créée en 1956, sera reproduite à l’occasion de la Biennale de Busan. Cette sculpture se déplace de façon aléatoire aux sons perçus de l’extérieur et a notamment fait l’objet d’un ballet chorégraphié par Maurice Béjart et présenté sur le toit de la Cité Radieuse de Le Corbusier.

Date

Du 3 septembre au 30 novembre

Lieu

Busan Museum of Art, KISWIRE Sooyoung Factory(Factory 1963)