Biennale de Gwangju 2018: Imagined Borders

  • Présentation de la Biennale

La Biennale de Gwangju créée en 1995, le plus grand événement d’art contemporain de la péninsule, a été la première biennale d’art contemporain d’Asie.  Jusqu’à la biennale, Gwangju était connue pour avoir été le théâtre du soulèvement démocratique des étudiants contre son régime militaire du 18-Mai (qui a eu lieu en 1980). Depuis lors, la ville symbolise la résistance démocratique dans le pays. et la toute première biennale d’art contemporain en Asie. Celle-ci fût organisée en 1995 en mémoire du mouvement pour la démocratisation. Cette première édition, dont Jean de Loisy était un des commissaires, a rassemblé 660 artistes de 58 pays, exposant plus de 817 œuvres. Son thème « Au-delà des frontières » transmettait un message de citoyenneté mondiale qui transcendait les divisions entre les idéologies, les territoires, la religion, la race, la culture, l’humanité et les arts. La biennale, qui a accueilli plus de 1,6 million de visiteurs, visait alors à établir de nouvelles commandes et relations entre les arts et l’humanité.

Depuis cette première édition et grâce au succès non démenti de la biennale  qui a permis de mettre en lumière la scène artistique coréenne et son incroyable vitalité (comme en témoignent des artistes comme Lee Bul, Lee Bae, Bae Bien-U,Haegue Yang, Kim Sooja), nombre de villes telles que Hong Kong, Shanghai, Pékin ou Singapour se sont, à l’image de la Corée, dotées de ressources et d’infrastructures remarquables, affirmant encore davantage la place de l’Asie comme incontournable dans le monde de l’art mondialisé.

Aujourd’hui, la 51ème édition de la Biennale de Gwanju s’organise sur le thème Imagined borders (frontières imaginées). Ce thème «Imagined Borders» fait référence à la célèbre étude du politicien et historien Benedict Anderson sur le nationalisme, Imagined Communities et la première édition de la Biennale de Gwangju en 1995 intitulée «Beyond the Borders».

Pour cette nouvelle édition, la biennale à lancé un nouveau projet de commandes d’œuvres: les artistes Adrián Villar Rojas, Mike Nelson, Kader Attia et Apichatpong Weerasethakul investiront le contexte de la ville historique de Gwangju, véhiculant  un message de démocratie, de droits de l’homme et de paix.

 

  • Artistes français participants 

Artistes français ou étrangers basés en France (soutien Institut français Paris) :

  • Kader Attia / commissaire: Gridthiya Gaweewong,
  • Yto Barrada, Louidgi Beltrame, Kader Attia / commissaire: Clara Kim,
  • Shu Lea Cheang / commissaires: Christine Y. Kim & Rita Gonzalez. participera.

 

Kader Attia, né en 1970 à Dugny (Seine-Saint-Denis), a grandi en banlieue parisienne au sein d’une famille originaire du massif algérien des Aurès. Il a vécu un temps au Congo, parcouru le vaste monde avant de s’installer à Berlin. Lauréat du prix Marcel Duchamp en 2016, il est devenu une figure incontournable de la scène artistique internationale depuis le début des années 2000. Il parcourt le territoire de l’art comme un espace de réflexion et d’action. Psychanalyse, anthropologie, ethnologie, philosophie… Il décline différentes formes analytiques pour faire émerger, dans le champ de l’art, les refoulés et blessures de l’Histoire, les traumatismes et les peurs inhérentes à nos sociétés. Soulignant les dominations, les replis identitaires, militant pour une décolonisation des savoirs et des récits, il met en œuvre depuis plusieurs années le concept de réparation. Sa pratique de l’art étant en prise avec le réel, il a initié La Colonie, espace de savoir-vivre et de partage des savoirs, festif et politique, dont la programmation nous invite à un effort de « décolonisation » des connaissances et des pouvoirs à travers débats, discussions, expositions et colloques. , dans le 10e arrondissement de Paris, près de la Gare du Nord.

Yto Barrada De sa naissance à Paris en 1971, où ses parents étaient alors étudiants, Yto Barrada a conservé la double nationalité franco-marocaine ; elle a grandi entre la capitale française et Tanger. Ses études d’anthropologie et de sciences politiques à la Sorbonne la conduisent à réaliser des images qui sont d’abord de simples documents de travail. Rapidement confrontée à l’importance que ces photographies prennent dans sa démarche, elle change d’orientation et suit les cours de l’International Center of Photography à New York. Elle réalise alors un premier travail sur les barrages militaires en Cisjordanie, exposé à l’Institut du monde arabe en 1998. De retour à Paris, elle découvre la possibilité d’articuler l’image documentaire et la réflexion sur le monde à d’autres domaines, comme la poésie et la littérature, la philosophie, le cinéma… À partir de ce moment, le rapport entre l’image et le texte s’inverse dans la démarche d’Yto Barrada, l’écriture et les commentaires venant désormais documenter les images qu’elle produit. Les images d’Yto Barrada conjuguent reportage et vision métaphorique aux antipodes de tout exotisme, comme de toute démonstration spectaculaire.

Louidgi Beltrame Lauréat du Prix SAM pour l’art contemporain en 2014, il a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Marseille et à la Villa Arson de Nice. De 1999 à 2004, il fut résident au Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing, puis au Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo.
Depuis 2003, ses œuvres sont présentées dans de nombreuses expositions. Son travail a notamment fait l’objet d’expositions personnelles en France et à l’étranger. En 2013, il a participé au programme de films conçu par Apichatpong Weerasethakul dans le cadre de la 11e Biennale de Sharjah.

Shu Lea Cheang se définit elle-même comme une artiste nomade. Née à Taïwan elle a vécu à New York pendant les années 80 et 90 et y a développé une grande part de son œuvre d’artiste. Vivant et travaillant actuellement à Paris, Shu Lea Cheang travaille les interfaces sociales, croisant les territoires des nouvelles technologies, le monde du sexe commercialisé ou celui du cinéma expérimental. La mise en réseau et en communication au moyen des technologies virtuelles lui permet d’explorer les thèmes du pouvoir, du désir, des violences militaires, de la violation des droits et de l’ensemble des interactions. C’est bien souvent dans la vie réelle qu’elle puise les sujets qu’elle développe dans ses œuvres. Courts films qui abordent les problèmes des « minorités » culturelles ou sociales, essai documentaire sur la liberté d’expression et l’art ou long métrage pornographique (I.K.U.) explorant les pratiques extrêmes, l’œuvre filmée de Shu Lea Cheang constitue un domaine d’expression de l’artiste à la fois autonome par les territoires abordés et profondément lié à l’ensemble de son travail que caractérise l’angle d’attaque particulièrement incisif de son regard porté sur le monde./.

Date

Du 7 septembre au 11 novembre 2018

Lieu

Gwangju Biennale Exhibition Hall: 111, Biennale-ro, Buk-gu, Gwangju

Asia Culture Center: 38, Munhwajeondang-ro, Dong-gu, Gwangju

Former Armed Foces Gwangju Hospital: 1028, Sangmudae-ro, Seo-gu, Gwangju

Mugaksa Temple: 230, Uncheon-ro, Seo-gu, Gwangju

Gwangju Civic Center: 15, Jungang-ro 107beon-gil, Nam-gu, Gwangju

Leekangha Art Museum: 6, Manseundong-gil, Nam-gu, Gwangju

Contact

Tél: 062-608-4114

mail: biennale@gwangjubiennale.org