Biennale de Gwangju THE EIGHTH CLIMATE (WHAT DOES ART DO?)

Au milieu des infrastructures dans de nombreuses régions du monde, dans les terrains perfides des systèmes publics et privés existants, l’art lui-même semble être en partie oublié. Dans la 11e Biennale de Gwangju, l’attention est dirigée précisément sur les œuvres d’art et les projets artistiques, et dresse la question, « Qu’est-ce que l’art fait? ». Une autre préoccupation pour cette édition de la biennale est la médiation de l’art, son ancrage dans des contextes différents.

« Le huitième climat» fait référence à un état que l’on pourrait atteindre à travers notre capacité imaginative. Il est à ajouter aux sept climats physiques de la terre identifié par les anciens géographes grecs. Contrairement aux sept climats terrestres, le huitième climat ne se fonde pas sur une séparation de la matière et de l’esprit, l’histoire et le mythe – il est ontologiquement réel et existant, mais au-delà de notre manière ordinaire de percevoir et de comprendre les choses. Le huitième climat établit la connaissance imaginative réelle et la fonction, tout en échappant le rationalisme comme nous le connaissons. Le huitième climat est également connu comme mundus imaginalis en latin (le monde imaginal)

« Le huitième climat» pourrait être en lien avec le réchauffement climatique et d’autres phénomènes à l’origine du changement climatique. Cependant, dans le cadre de la 11e Biennale de Gwangju, le huitième climat nous permet d’explorer la capacité de l’art de dire et faire quelque chose à propos de l’avenir, sans être paralysée par les perspectives en futurologie, en science-fiction et autres technologies établies de prédiction. Le huitième climat évoque la fonction de l’art comme un sismographe et un chien renifleur, pour détecter les changements avant le reste de la société.

Depuis Septembre 2015, près de vingt artistes ont été invités à Gwangju pour travailler sur cette édition de la biennale, en tenant compte des matériaux locaux, des techniques et des compétences, qui sera présenté à l’intérieur comme à l’extérieur de la Biennale de Gwangju. Les oeuvres et les méthodologies de ces artistes ont indiqué la direction de l’exposition, et plusieurs volets méthodologiques et thématiques ont été développées. Par la suite, une cinquantaine d’artistes sont été invités à présenter leurs travaux. Les différents étages de l’espace d’exposition seront traités différemment, en créant divers «atmosphères», par le biais de la densité, le vide et l’obscurité.

Artistes Français

Philippe Parreno

Né à Echirolles, il vit et travaille à Paris. Figure de la scène artistique française mais aussi internationale, il produit une œuvre protéiforme et souvent éphémère, qui remet en question les formats d’expositions et la nature des images. Il est passionné par le passage de la réalité à la fiction et par l’exposition conçu comme médium et espace de fiction.

Lili Reynaud Dewar

Née à La Rochelle, elle vit aujourd’hui à Grenoble. La pratique artistique de Lili Reynaud Dewar prend principalement la forme de performances, de sculptures, de vidéos et d’installations. Les formes hétérogènes que l’artiste produit s’intéressent particulièrement aux questions identitaires. La danse, à laquelle elle a été formée dès son enfance, constitue une partie importante de ses recherches. Dans plusieurs vidéos, elle engage ainsi son corps nu et recouvert de peinture noire dans différents espaces institutionnels ou son atelier. D’autres œuvres s’attachent à questionner l’espace domestique par l’élaboration d’environnements qui transforment les lieux d’exposition et leur nature.

Babi Badalov

Né à Lerik, en d’Azerbaïdjan, il vit à Paris depuis 2011 où il a reçu l’asile politique. Après son service militaire, Babi Badalov s’installe à, Ancienne figure de la scène artistique underground de  Saint-Pétersbourg, il fait partie d’un squat d’artistes rue Pouchkine dans les années 1990. Il s’exprime principalement à travers la peinture, les objets, les installations et les performances. Il intègre souvent ses poèmes à ses œuvres, et parle de poésie visuelle.

Date

Du 2 septembre au 6 novembre 2016

Lieu

Gwangju Biennale Exhibition Hall, Asia Culture Center, Uijae Art Museum, Mudeung Museum of contemporary Art, Woo jaeghil Art Museum in Gwangju City