« Niki de Saint Phalle, oeuvres de la collection Masuda »

Le Musée d’art Hangaram au Seoul Arts Center, présente du 30 juin au 25 septembre 2018 la toute première exposition rétrospective en Corée de l’œuvre de Niki de Saint Phalle, une des artistes les plus influentes et les plus renommées du milieu du XXe siècle.

Avec des thèmes allant de la joie aux réflexions socio-politiques, la nature paradoxale de son travail doit encore être pleinement explorée.

Elle a été l’une des premières femmes à recevoir une reconnaissance internationale au cours de sa vie, et à devenir une véritable icone pour le public.

L’exposition bénéficiant de prêts exceptionnels de la collection de Yoko Shizue* (composée de 260 œuvres) présentera 127 œuvres dont Les Tirs (1961), Les Nanas (1964-1973), et Le Jardin des Tarots (1974-1998). Cette exposition permettra au public coréen d’apprécier la force, l’énergie et la créativité de l’artiste en découvrant les différentes techniques qu’elle a utilisées et lui permettra d’appréhender les messages et critiques de la société contenus dans son œuvre.

*Mme Yoko Shizue Masuda est une collectionneuse et la fondatrice du Niki Museum Gallery au Japon. Elle a personnellement connu Niki de Saint Phalle depuis les années 1980, et elles étaient des amies très proches jusqu’à la mort de l’artiste. Le musée est aujourd’hui géré par son fils, Kuroiwa Masahi.

 

Bio de Niki de Saint Phalle

Née en 1930 d’une mère américaine et d’un père français, Niki de Saint Phalle commence sa carrière comme mannequin pour des magazines de renom avant de sombrer dans une dépression grave. C’est pendant son séjour en hôpital psychiatrique qu’elle se met à peindre. Membre du groupe des Nouveaux réalistes, elle s’inspire également de nombreux autres courants artistiques, tels que l’art brut. Également plasticienne et réalisatrice de films, l’artiste est connue pour sa volonté d’emmener ses œuvres directement à la rencontre du public, dans la rue.

Avant les fameuses « Nanas », c’est la série de peintures intitulées « Les Tirs » qui la fait connaître du grand public, au début des années soixante. Avec l’aide de plusieurs artistes, elle tire à la carabine sur des poches de peinture, afin de se libérer de ses démons intérieurs. Elle a en effet révélé dans son livre « Mes Secrets » avoir été victime de viol de la part de son père lorsqu’elle était enfant. Mariée une première fois à 18 ans à un ami d’enfance, elle rencontre ensuite le sculpteur suisse Jean Tinguely à Paris : il l’épousera en 1971. Ensemble, ils créeront de nombreuses œuvres, telles que la « Fontaine Stravinsky » à Paris, en 1983. L’artiste décède en 2002 des suites d’une insuffisance respiratoire chronique, qu’elle a contractée à cause du polyester qu’elle utilisait très souvent pour ses sculptures.

Date

Du 30 juin au 25 septembre 2018

Lieu

Musée d’art de Hangaram, Seoul Arts Center
Adresse: 2406 Nambusunhwan-ro, Seocho-gu

Contact

(02) 580-1300

http://www.sacticket.co.kr/SacHome/exhibit/detailE?searchSeq=34093