« De Morte » de Park Sang-ryung (L’Atelier des Cahiers, 2017)

Le roman De morte, de Park Sang-ryung est paru en 1975 et vient d’être traduit en français aux éditions L’Atelier des Cahiers par Simon Kim. Il fait partie de ces oeuvres-monuments qui jalonnent et grandissent les littératures nationales par les portes qu’elles ouvrent avec plus ou moins de violence et de radicalisme stylistique et idéologique à l’image du Voyage au bout de la nuit de Céline en France, du Finnegan’s Wake de Joyce en Irlande, ou de l’Infinite Jest de David Foster Wallace aux États-Unis. Situé dans un no-man’s-land où vivent en parfaite réclusion d’étranges moines, De morte s’inspire du séjour de quarante jours dans les limbes décrit dans le Livre tibétain des morts pour tisser un roman complexe qui emprunte autant au roman policier qu’aux traités les plus ésotériques du bouddhisme et du catholicisme. Écrit dans une langue et malmène le langage ordinaire, ce roman impose une poésie et une littérarité intransigeantes qui ne laisseront personne indifférent.

Date de parution

21.11.2017